Comment penser à la Ligurie sans penser à l’ardoise.
Celle des toits de Gênes et des villages de la riviéra, des
façades à bandes blanches et noires des églises médiévales
ou des grands escaliers des demeures patriciennes, mais aussi à l’ardoise
des pierrades pour cuire sur les braises, à celle des portails et
des vieux tableaux noirs de l’école ou des billards, car nombreuses
sont les manières dont l’ardoise a laissé sa "trace"
dans l’histoire et la vie quotidienne de cette région.
L’ardoise est une roche métamorphique d’origine sédimentaire
fortement fissile, c’est-à-dire qu’elle se divise en
feuillets parallèles pour donner des plaques plus ou moins minces
aux multiples usages.
En Ligurie elle s’est formée il y a 70 à 80 millions
d’années, dans la vallée de Lavagna et “lavagna”,
en effet, est aussi le nom le plus ancien attribué dans la région
à cette pierre noire dont on se servait déjà vers l’an
mille. A cette époque s’était développée
une véritable activité d’extraction de l’ardoise
qui avait même permis un début de commercialisation au-delà
des frontières locales. Le transport des plaques d’ardoise
se faisait surtout par la mer.